Algérie- Le gouvernement menace d'"appliquer la loi" aux "malintentionnés" qui ne veulent pas rembourser les crédits Ansej

  •  Rédaction Maghreb Emergent
  • jeudi 19 mai 2016 18:00

Algérie- Le gouvernement menace d'"appliquer la loi" aux "malintentionnés" qui ne veulent pas rembourser les crédits Ansej

Les crédit à l'emploi des jeunes : la solvabilité des débiteurs n'est pas toujours évidente. 
Mohamed El Ghazi a relevé que "80 % des entreprises sont en train de rembourser, ce qui, selon lui, est déjà un taux important. Il y a 10 à 15 % d'entreprises qui ont des difficultés à rembourser et qui sont accompagnés à nouveau par l'ANSEJ (Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes) et la CNAC (Caisse nationale d’assurance chômage, NDLR) pour les aider à dépasser la phase difficile ».

Lors de l'inauguration, aujourd’hui, de la 6ème édition du Salon national de l'Emploi, le ministre du Travail Mohamed El Ghazi a rappelé aux bénéficiaires des crédits ANSEJ, c’est-à-dire ceux qui ne les ont pas remboursés à temps et n’entendent pas le faire, que « la loi va s'appliquer à tout le monde ».
M. El Ghazi a, toutefois, relativisé, dans ses déclarations rapportées par Algérie Presse Service (APS), la proportion de ces « malintentionnés » sur le nombre total des bénéficiaires de l’aide de l’Agence nationale de soutien à l’emploi des jeunes. Selon lui, « 80 % des entreprises sont en train de rembourser » et 10 à 15 % « ont des difficultés à rembourser » et (...) sont accompagnés à nouveau par l'ANSEJ et la CNAC (Caisse nationale d’assurance chômage, NDLR) pour les aider à dépasser la phase difficile ».
« Il y a ceux qui veulent saborder cette expérience de l'ANSEJ en disant que rien n'a été fait et que les autorités font cela juste pour calmer les jeunes », a accusé le ministre, faisant référence à une opinion répandue selon laquelle la création de cette agence était moins un acte économique qu’un outil de redistribution de la rente pétrolière dans le but de prévenir des émeutes juvéniles.
M. El Ghazi a estimé que le taux du chômage officiellement annoncé, 11%, doit d’abord être « stabilisé » avant d’être abaissé en 2017. « L'essentiel est qu'il n'y ait pas encore d'hémorragie de chômage qui soit déclarée en Algérie », s’est-il félicité.

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